lundi 19 janvier 2015

le 7 janvier...

... pendant que nous étions figés devant les nouvelles terrifiantes des attentats, mon interview est passée sur RCF17.

Si vous avez envie, comme le faisait John Lennon, d'imaginer la paix pour notre monde et d'entendre parler de non-violence, de joie, de coopération comme valeurs qui basent les pratiques de plusieurs écoles, voici le lien du podcast:

http://s3.amazonaws.com/rcf.fr/diffusions/RCF17/RCF17_EDUC_20150107_1205.mp3

dimanche 18 janvier 2015

mardi 13 janvier 2015

De la joie et de la paix




Pour les sciences cognitives, la joie est définie comme un mélange de sérotonine, noradrénalines et dopamines secrété par le cerveau dans des situations de gratification, des états agréables pour l’organisme entier. Par exemple, les recherches sur les deux cerveaux situent celles que le neurologue américain Antonio Damasio appelle les émotions « positives», c’est à dire, la joie, l’amour, la compassion et la confiance dans une région précise, celle du lobe frontal gauche, la même qui est stimulée dans l’état de méditation profonde. « La joie est une émotion qu’on appelle positive, dit-il, parce qu’elle est à la source du bonheur qui est, lui, un sentiment.i Si la honte, la peur, la colère, la tristesse, le dégoût nous protègent en signalant des limites à respecter et amènent comme à une fermeture, la joie, au contraire, nous ouvre ».ii  Quand la joie nous ouvre, par magie les yeux et la bouche s’ouvrent aussi dans des sourires et des rires. Parfois, lorsque la peur est passée, cette ouverture donne lieu même à des larmes de guérison, de retrouvailles avec nous mêmes : c’est alors d’une joie physique qu’il s’agit, un courant qui nous relie à nos viscères, notre sang, nos glandes lymphatiques. Les tests réalisés par le docteur Damasio, par son collègue Mario Beauregardiii de l'Université de Montréal et aussi par les autres chercheurs de l’Institut Mind and Life aux Etats Unis sur des religieuses carmélites et sur des moines en état de méditation sont désormais connus par le grand public. La photo du moine Matthieu Ricard avec le crâne rempli d’électrodes pendant qu’il se prépare pour une expérience scientifique à l’université de Wisconsiniva fait le tour de la planète, tout comme l’article qui le définit, grâce aux résultats exceptionnels obtenus par ce test, l’homme « le plus heureux du monde » : sur une échelle varie de + 0.3 à -0.3 (l’état de béatitude), Matthieu Ricard affiche un score de –0.45, complètement en dehors de l’échelle! On peut donc conclure que le fait de méditer régulièrement augmente l’activité du cortex préfrontal gauche, la partie antérieure du cerveau à laquelle est associée la gestion des émotions positives, avec en plus une amélioration prouvée du système immunitaire. Cela va peut être de soi mais, comme le dit Damasio : « Spinoza avait raison »v lorsqu’il soutenait ce que la neurobiologie démontre aujourd’hui scientifiquement, à savoir que l’intellect et le corps sont définitivement reliés, et la joie et les sentiments positifs sont favorables à la santé et au développement créatif de notre être. De ce fait, nous avons un pouvoir unique à produire, penser et agir sur nos émotions ; ce qui nous transforme d’un coup en maîtres de notre existence, pourrait-on ajouter. 


 De fil en aiguille, pour recentrer la réflexion sur l’éducation, si la région stimulée dans les états de méditation profonde est la même où se situent les émotions positives de joie ou de compassion, on pourrait alors se poser une question fondamentale pour tous ceux qui, comme nous, travaillent dans l’éducation à la paix et à la non-violence : est ce que la joie et l’attitude à la paix surgissent-elles de la même source dans l’être ? Pour René Barbier, professeur émérite de sciences de l’éducation, expert de Krishnamurti «...le cerveau est capable de fonctionner selon un registre différent qui permet l'accès à un autre niveau de réalité. Certains diront que ce niveau n'existe que parce qu'il est produit par la fonction électrochimique et neuronale du cerveau. D'autres expérimenteront personnellement cet autre niveau de réalité et le reconnaîtront comme réel et indépendant de toute caisse de résonance, même s'il est reconnu par une activité cérébrale. Ces derniers accèdent alors à un sens de la profondeur au-delà de toutes techniques et, s'ils sont éducateurs, proposent une éducation de la non-violence. »vi
Eduquer à la paix revient à éduquer à la joie de vivre. Je le constate à chaque fois que, dans ma pratique d’éducation, que ce soit dans la formation à la culture de la paix ou dans les stages d’éducation à la joie, j’arrive à toucher la partie la plus profonde des participants, celle qui s’apparente au domaine de l’être. Et, s’il est vrai qu’il n’y a pas de pédagogie de l’éveil, il existe pourtant une manière d’éduquer par laquelle nous pouvons découvrir (si nous sommes des enfants) notre potentiel ou nous défaire (si nous sommes des adultes) de ce qui nous sépare de notre propre trésor intérieur, de l’œuvre originale que nous sommes venus accomplir dans cette existence. Ainsi, on peut pousser cette réflexion davantage en rejoignant la vision des maîtres spirituels et des pédagogues qui ont fait l’histoire de l’éducation, pour lesquels la véritable tâche de l’éducateur est celle d’accompagner comme un guide le disciple dans la découverte de soi. 


Tous les éducateurs à la résolution des conflits pourront en témoigner : il n’y a pas d’autre manière possible d’éduquer à la paix que de contacter les individus au plus profond d’eux mêmes, de leur propre vérité, souvent blessée ou refoulée. Car lorsqu’on se résolue à rencontrer son propre ennemi, c’est soi-même que l’on rencontre, comme peuvent en témoigner tous ceux qui, après des innommables souffrances subies ou infligées, ont accepté de participer aux processus de pardon collectifs réalisés par exemple en Afrique du Sud ou après les horreurs perpétrés dans la région des Grands Lacs. Il s’agit d’en faire le choix : décider de ne plus souffrir est la première étape de la transformation que le pardon peut nous apporter lorsque nous avons été aussi blessés, pour redevenir acteurs, mais surtout auteurs de notre propre vie. C’est un parcours de découverte de soi-même que je n’hésite pas à définir comme essentiellement éducatif dans le vrai sens du mot, tel un accouchement de soi au bout duquel la joie est souvent au rendez-vous. Joie et pardon, joie et paix, joie et non-violence deviennent ainsi des binômes inséparables. Et, comme le dit Guy Corneau, il n’est pas nécessaire de passer par autant de souffrance pour exprimer notre partie lumineuse. 
Nous n’avons plus besoin aujourd’hui, de répéter les erreurs des générations qui nous ont précédé en nous appliquant comme des bons élèves à calquer un modèle qui n’a pas fonctionné, fondé sur une culture de guerre. Si nous prenons le parti de la joie, qui est puissance d’action, comme la définit Spinoza, nous pouvons traverser les turbulences du changement en cours non seulement indemnes, mais en nous transformant nous-mêmes, c’est à dire en devenant les créateurs d’une nouvelle réalité, d’un monde nouveau. Par exemple, si pour certains la mixité culturelle et religieuse qui caractérise nos écoles actuelles représente un obstacle à une certaine vision de l’enseignement (un seul programme égal pour tous les élèves, des évaluations qui ne tiennent pas en compte des ces différences), pour d’autres, elle devient source de richesse inégalable. Il s’agirait ainsi de repenser l’éducation, en écoutant la suggestion par exemple des grands penseurs contemporaines, tels Michel Serres ou Edgar Morin qui l’a magistralement esquissé dans son récent livre Enseigner à vivre.vii Tous deux se rejoignent dans une même proposition pour répondre de façon conséquente à la complexité de notre société actuelle, lorsqu’ils demandent que soit établi un socle commun de connaissances pour toutes les universités du monde.viii Ce serait un tronc commun de savoirs inspiré par des valeurs communes à toute l’humanité, propédeutique et obligatoire au début de tout cycle universitaire, un « humanisme universel qui contribuerait à créer une mondialisation pacifique» comme le disait Michel Serres. Non écoutée à ce moment, cette proposition est d’autant plus actuelle aujourd’hui, au moment où la parole « crise » envahit l’actualité économique. Au sujet en particulier du dialogue entre les religions, le chemin vers la paix serait sans doute accéléré aussi par la décision de fonder les programmes et les pratiques pédagogiques de toutes les écoles du monde, en ne se limitant pas donc aux universités, sur des valeurs communes à l’humanité telles que la joie, la non-violence ou la tolérance.
Dieu, Allah, Adonaï, les dieux, le Grand Esprit ou les Esprits, leurs émissaires et prophètes comme Jésus ou Buddha, on fondé leur message à l’humanité sur une foi universelle alliée à la compassion entre les êtres, au sentiment d’unité avec le cosmos, dictée par les normes de l’amour. Ces messages ou «révélations » contiennent parmi les réponses les plus profondes données aux hommes pour leur conduite sur Terre, l’accomplissement de leur destin et la construction d’une culture de la paix.


i « L’émotion est une réaction spontanée, qui dure très peu de temps : elle est le fait de tous les mammifères. Le sentiment s’inscrit dans la durée et associe des représentations du néocortex, il appartient au seul monde des humains ». In Antonio R. Damasio, L’erreur de Descartes. La raison des émotions, éd. Odile Jacob, 1995.
ii Ott Hervé « Joie et humour » dans Réforme n°3137 du 21 juillet 2005.

iii MBRL (Mind/Brain Research Lab) : http://www.mapageweb.umontreal.ca/beauregm/ le docteur Beauregard est signataire avec d’autres éminents chercheurs du Manifeste Pour une Science sans a priori : Si les scientifiques renoncent à la réflexion métaphysique et spirituelle, ils se couperont de la société, disponible à l’adresse web ci-dessus et également sur Science et Quête de Sens, ouvrage collectif sous la direction de Jean Staune, Presses de la Renaissance, 2005.

iv Test conduit par le Dr Richard Davidson à l’Université de Wisconsin

v Damasio A.R., Spinoza avait raison : joie et tristesse, le cerveau des émotions, Odile Jacob, Paris, 2003

vi Barbier René, « L'éducateur et le sacré» dans Journal des chercheurs du vendredi 18 avril 2003 : http://www.barbier- rd.nom.fr

vii Morin Edgar, Enseigner à vivre. Manifeste pour changer l’éducation. Actes Sud/Playbac 2014
viii Il s’agit en ce qui concerne Michel Serres, d’un discours tenu à l’UNESCO le 18 juin 2002, à l’occasion des rencontres du XXI siècle (reçu directement par l’auteur, le document ne résulte pas être publié). En ce qui concerne Edgar Morin, ladite proposition est contenue dans l’article « Repenser le savoir pour réformer l’école » paru dans le Monde de l’éducation n° 360, juillet - août 2007.

vendredi 9 janvier 2015

la joie malgré tout....

parce que on ne va pas céder à la peur
parce que l'Islam n'est pas l'islamisme
parce que ce qui nous réunit c'est la vie et non la mort
parce le seul rejet admis est celui de la violence
parce que l'humour n'est que de l'aspiration à l'amour 
parce que nous sommes des êtres capables de dialogue, de paix et de non-violence
parce que l'éducation est la seule arme pour changer le monde
et que la joie est notre essence, depuis notre venue au monde
jusqu'au moment ultime et même au-délà

parce que nous n'allons pas céder non plus au silence
parce que nous savons chanter avec nos enfants
rire avec eux
danser sur les musiques des peuples de la terre
parce que les philosophes sont nos amis et enseignants
la poésie notre nourriture céleste
et que le bonheur est notre droit d'humains

la joie est là, malgré tout
même au milieu de la barbarie
insaisissable, pure, mysterieuse 
elle nous relie au coeur de notre essence 



LE STAGE DU DIMANCHE 25 JANVIER SERA CO-ANIME' AVEC EVELYNE GIRARD, CLOWN THERAPEUTIQUE ... et fantastique! 





lundi 8 décembre 2014

Ce qui nous réunit en ce Printemps de l’éducation

Un moment de pause avec les enfants de l'Ecole du Colibri qui nous ont fait participer à des jeux coopératifs  

Rencontre (historique!) des acteurs du changement éducatif 

Les Amanins, 14, 15 et 16 novembre 2014


Ecoute, respect, diversité, confiance, humour, légèreté et fragilité sont les notes majeures qui ont composé notre gamme durant nos échanges au centre des Amanins les 14,15 et 16 novembre 2014. Les accords d’une nouvelle symphonie que nous, éducateurs, pédagogues, représentants d’institutions, mouvements et réseaux éducatifs avons commencé à co-créer, vous sont présentés dans ce récit qui a pour intention de poser les fondations de cette rencontre historique et d’en relater ainsi le fond et la forme.

Son émergence a été possible grâce à l’orchestration précise et souple d’un processus d’intelligence collective par lequel les besoins de chacun ont pu être exprimés, entendus et accueillis avec bienveillance pour laisser place à l’innovation et à la créativité. Ce processus vous est présenté plus bas.
Nous sommes heureux de livrer ici le premier fruit de notre vision collective :
Nous reconnaissons l’existence d’un plein potentiel chez chaque être humain et la tendance de ce potentiel à évoluer naturellement. Nous estimons que la réalisation du potentiel de chacun est vecteur de paix.
Nous pensons que lorsqu’un être humain est épanoui dans sa relation à lui-même, il l’est aussi dans sa relation aux autres et à son environnement, et que ces trois bien-être ou dimensions se nourrissent vertueusement.

Nous partageons la volonté que l’éducation permette à chacun :

1. de grandir dans la joie, le plaisir, le jeu, l’enthousiasme, la légèreté, la coopération, l’ouverture, le respect, la confiance, la tolérance,
2. de se développer sur les plans cognitif, émotionnel et physique dans le respect de la singularité et du rythme de chacun en lien avec son environnement,
3. d’expérimenter ce qui émerge spontanément : il est par conséquent nécessaire de prendre le temps d’observer et d’écouter,
4. de construire ses apprentissages, d’être accompagnés dans ses projets et ouverts au champ des possibles.

Nous estimons que chaque enfant et chaque jeune a besoin :
- de pouvoir évoluer aux côtés d’éducateurs authentiques, ouverts, positifs, bienveillants, cohérents dans leurs paroles et leurs actes, conscients d’être des modèles et dont l’action est basée sur le savoir-être et la facilitation de l’accès aux apprentissages,
- de vivre dans un espace qui est pensé, aménagé et propice pour un développement de toutes ses dimensions dans un équilibre dynamique,
- de libérer sa curiosité, sa créativité, son imagination et son intuition,
- de prendre conscience de sa capacité à être auteur et acteur de changement,
ainsi que :
- de cohérence et d’harmonie entre pensées, paroles et actions,
- d’estime de soi et d’ambition,
- d’altruisme, d’empathie et de bienveillance,
- d’autonomie, de sociabilité et de responsabilité,
- de citoyenneté, de paix et de communication non-violente,
- de sensibilité à la nature et d’amour de la terre

Aujourd’hui, après des années de division et d’éloignement, nous désirons œuvrer ensemble autour de ce qui nous rassemble en acceptant nos différences comme une source d’enrichissement. Nous le faisons sans étiquettes, dans la légèreté d’une recherche qui ne s’appuie pas sur des concepts achevés, mais prend en compte la complexité du monde actuel et la volonté d’aller au delà des clivages vers une approche transdisciplinaire. Notre désir est de faire évoluer nos pratiques au gré des observations, des échanges entre pairs et des nouvelles connaissances scientifiques sans jamais perdre de vue l’intention qui nous rassemble et nous motive, le bien-être des enfants et des citoyens qu’ils sont amenés à devenir.

A propos du processus…

Nous étions venus de tous les horizons : écoles, mouvements pédagogiques, associations citoyennes, institutions publiques… Chaque personne a été invitée à parler de son parcours, de son expérience, de ses valeurs et de ses convictions ainsi que de son engagement actuel en faveur de l’accompagnement des jeunes par l’éducation.
L’intention de départ, celle de faire se rencontrer dans un même espace, sans aucune autre attente, des enseignants et représentants de courants éducatifs qui ont autrement peu d’occasions de dialoguer, a permis une liberté dans notre communication. Aussi, le fait de nous rencontrer d’abord au niveau humain, ensuite au niveau de l’institution que nous représentions, a créé les conditions pour ce dialogue libre et pour chercher ensemble ce qui – dans notre diversité de vues et de pratiques – nous relie.
Un cadre ouvert conciliant liberté et sécurité a été proposé au groupe pour permettre à chaque personne de trouver sa place de manière créative. L’écoute empatique et la prise de décision au consentement ont été nos deux  »outils » principaux.
Ce processus nous a permis d’expérimenter un rapport au temps différent de ce qu’un certain nombre d’entre nous a l’habitude d’expérimenter, ce qui a parfois amené à quelques impatiences, mais a néanmoins permis à chacun de trouver l’espace d’exprimer ses besoins, tant au niveau des contenus de la rencontre que de la manière de les aborder. Les facilitateurs*, véritables baromètres interactifs, ont rendu possible cette danse d’idées et d’émotions mêlées, qui a fini par trouver un rythme satisfaisant pour l’ensemble des participant-e-s.
 Le respect de la diversité des points de vue et la confiance ainsi instaurée, ont permis :
- des conversations pleines d’enthousiasme,
- de vivre ce magnifique processus que l’on nomme  »intelligence collective », source d’une émotion de joie profonde,
- de libérer cette énergie créative dont nous avons tant besoin pour le changement éducatif auquel nous aspirons,
- et enfin, d’avancer sur le chemin de ce qui nous relie.

Une invitation à réfléchir individuellement sur nos envies, nos besoins, ce qui pourrait nous réunir et nous séparer a conduit le groupe à vouloir échanger sur :
- la vision, les valeurs, l’identité
- la diversité des pratiques
- l’agir ensemble
- les liens à tisser avec l’éducation nationale

Trois groupes se sont formés et ont proposé de :
- poser les bases d’une vision collective à partir de valeurs partagées
- trouver des pistes pour agir ensemble
- discuter de façon libre sans thème

Le Printemps de l’éducation a présenté le projet des Rencontres nationales des 21 et 22 mars 2015. Chacun a émis le souhait d’y participer en son nom et/ou celui de son organisation. Cet événement sera l’occasion de partager notre vision et l’avancée de nos travaux de groupe.
Puis, deux groupes se sont à nouveau constitués. L’un a souhaité co-rédiger ce témoignage pour enraciner la naissance d’une rencontre inédite et prometteuse. Une façon de répondre à la fragilité d’un être en devenir. L’autre a rêvé de l’après rencontre de ces 3 jours aux Amanins. Nous nous sommes déjà donnés rendez-vous le 31 janvier 2015 !
Nous souhaitons à présent que ce magnifique élan qui nous a propulsé vers d’autres possibles nous donne l’énergie d’être opérationnel et accueille de nouveaux acteurs qui n’ont pas pu participer à cette rencontre ou qui en prennent tout juste connaissance.
Signataires co-rédacteurs :
Thomas Blettery – Ashoka France
Samuel Bonvoisin – Récit (Réseau des écoles de citoyens)
Henri Dahan - Fédération des Ecoles Steiner-Waldorf en France
Mauve Doyen – Living School
Muriel Fifils - Ecole Caminando / Ecole de la Nature et des Savoirs
Pascale Furnion – Enseignante Education Nationale et Graine d’école
Roland Gerard – Réseau Ecole et Nature
Roswitha Lanquetin – Unipaz
Fleur Mathet-Jolly – Ecole de la croisée des chemins
Isabelle Peloux - Ecole du Colibri / Les Amanins
Odette Peronnet - Graine d’école
Sophie Rabhi - La Ferme des Enfants / Le Hameau des Buis
Emilie Roudier – Ecole du 3ème Type (Bernard Collot)
Isabelle Samson, animatrice pédagogique
Catherine Schmider – Coordinatrice communication non violente et éducation (ACNV)
Isabelle Séchaud – Montessori France
André Stern – Mouvement écologie de l’enfance
Fabien Tora – Enseignant Education Nationale
* Facilitateurs : Ivan Maltcheff et Céline Langlois

Le groupe des signataires et facilitateurs
Retrouver ici l’article sur la pré-rencontre.

jeudi 30 octobre 2014

Jiddu Krishnamurti. Truth is a Pathless Land. New York 1928, Ojai 1930



La Vérité est un pays sans chemins, que l'on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu'elle soit : aucune religion, aucune secte. 

Tel est mon point de vue: et je le maintiens d'une façon absolue et inconditionnelle. 

La Vérité étant illimitée, inconditionnée, inapprochable par quelque sentier que ce soit, elle ne peut pas être organisée. 


On ne devrait donc pas créer d'organisations qui incitent les hommes à suivre un chemin particulier. 

Si vous comprenez bien cela dès le début, vous verrez à quel point il est impossible d'organiser une croyance. 


Une croyance est une question purement individuelle, et vous ne pouvez ni ne devez l'organiser.

Si on le fait, elle devient une religion, une secte, une chose cristallisée, morte, que l'on impose à d'autres. 


C'est ce que tout le monde essaie de faire. La Vérité est ainsi rétrécie et transformée en un jouet pour ceux qui sont faibles, pour ceux dont le mécontentement n'est que momentané.



Jiddu Krishnamurti