mardi 4 décembre 2012

Proposer la philo en maternelle, pas au bac !

Article soumis par  dans son blog "Heureux à l'école! " 

(http://www.heureuxalecole.com)







La philo, ou l’absurde logique scolaire
Prenez des ados bien mûrs, vérifiez qu’ils n’ont jamais trempé dans le moindre exercice de questionnement et placez-les sur le grill stressant de la terminale pour découvrir d’un seul coup : les philosophes Grecs et Romains, (pas les Indiens, ni les Arabes ou les Chinois, pas les autres, pas le temps), les concepts énoncés au fil des siècles (à raison d’une séance par semaine sur moins de 6 mois, on survole). Sans oublier quelques astuces de rhétorique, thèse, anti-thèse, synthèse pour avoir au moins 10.
Ce n’est pas de la philosophie mais du gavage. Le but étant d’apprendre par cœur des tonnes de trucs, sans formation initiale, sans imprégnation de l’expression, sans incorporation lente de l’exercice de philosopher. Sans aucun goût découvert au fil du temps pour le débat, l’écoute, l’art du contre pied ou celui de l’élaboration.
C’est tout simplement idiot et parfois néfaste. La plupart des adultes qui découvrent les sujets du bac philo de l’année le confessent : rien qu’un énoncé leur rappelle le haut-le-cœur de leur jeunesse à l’idée de plancher sur de telles phrases complexes.

Offrez aux futurs bacheliers de vrais atouts

Les futurs bacheliers et les jeunes diplômés ont un challenge de taille dans leur viseur : leur capacité d’adaptation à la vie réelle qui les attend. La philo en conserve de leur terminale ne leur sera d’aucun secours, en imaginant même qu’ils en retiennennt une seule once. Si l’Education nationale investissait tout de suite et dès la seconde dans des modules pratiques prodigués sur 3 ans, tels que : prendre la parole en public, rédiger une note de synthèse, savoir se relire, négocier par l’écoute relationnelle… Les jeunes seraient plus efficaces, moins perdus pour entamer leur premier job, ou tout simplement pour communiquer et prendre leur place.

La philosophie, ça doit commencer tout petit

Ce sont nos amis québécois qui ont inauguré cette démarche et elle contient une puissance insoupçonnée, tant pour les individus que pour les communautés où ils progressent. Commencer la philosophie dès la maternelle, c’est possible, si les enseignants sont un peu formés. Et ça marche ! Car tout petit déjà, on s’en pose des questions ! La justice (« C’est pas juste !»), la liberté, la propriété (« C’est à moi ! »), le temps, qu’est-ce qui est bien ? ou mal ? Et puis peut-être aussi apprendre à écouter d’autres points de vue, douter, remettre en cause. Au fil des années, s’ajoutent la citoyenneté, plus tard l’éthique.

Mais ce travail est l’œuvre d’une enfance, d’une adolescence, d’années de pratique. Pas d’une logique de presse-purée avec de jeunes adultes stressés par une note finale. Dans les quartiers difficiles, entamer un dialogue pourrait reprendre sens. En général, il y aurait peut-être enfin une autre perspective que de réduire nos enfants à des consommateurs qui appuient sur des boutons. C’est une invitation aux débats, à la rhétorique, à la palabre qui crée du lien.
La philo au bac, oui mais pas comme ça ! La philo au bac à sable, là… vraiment oui !
Pour aller plus loin, je vous recommande les « Goûters Philo » de Milan éditeur.
Par Brigitte Labbé, Michel Puech et Jacques Azam.

2 commentaires:

  1. Cet article est assez provocant mais il pointe certains défauts de l'enseignement actuel de la philosophie que je reconnais.

    1 - il y a encore un risque de gavage malgré, il faut le préciser, la baisse de niveau de l'épreuve depuis une dizaine d'année qui favorise une approche plus fondée sur l'essentiel.

    2 - il demeure un stress de l'évaluation qui précipite nombre d'élèves du côté d'une philosophie scolaire. On échoue à les faire philosopher.

    Mais étant professeur de philosophie en terminale, je puis contester certaines de vos affirmations et en tant que philosophe, je me permettrais de critiquer fortement votre conception des atouts pour un adolescent.

    1 - je garde un excellent souvenir de mon professeur de terminale et de son cours qui nous offrait un autre monde culturel que le nôtre. Car c'est bien là un enjeu décisif, les adolescents ont un monde qui souvent est en train de se clôturer. Car ils pensent assez pour ce faire. Le cours de philosophie est une chance d'apprendre à penser de manière plus ouverte. Savoir soutenir simultanément une thèse et une antithèse est une méthode sure pour ne pas s'endormir dans un sommeil dogmatique.

    2 - "prendre la parole en public, rédiger une note de synthèse, savoir se relire, négocier par l’écoute relationnelle…" sont aussi des techniques de base de tout vendeur. Eduquer est-ce préparer nos enfants à reproduire un système ou à le faire évoluer ? La pensée philosophique reste le seul mode de pensée critique enseigné aujourd'hui. Ce n'est peut-être pas une façon de dialoguer (la CNV est meilleure !!!) ou de se poser des questions comme le font les enfants, c'est aussi un mode d'exploration spirituel. Ce que je lis concernant la philosophie pour les petits ignore dramatiquement cette dimension que seul notre XXème siècle occidental en philosophie a su complètement oublier ou presque.

    3 - Personnellement usant de ma liberté professorale, j'initie mes élèves à la pensée non-dualiste, chinoise, hindoue, islamique ou encore à la philosophie intégrale (Aurobindo-Wilber)et à partir de là on peut d'ailleurs constater qu'il ne manque pas grand chose à la tradition occidentale qui s'en trouve revigorée. Seuls quelques auteurs au programme négligent la dimension spirituelle de la démarche philosophique. Or c'est bien l'usage spirituel de la philosophie, le jnana yoga comme disent les hindous qui devrait être revigoré vu le genre de difficultés que nos sociétés vont devoir affronter. Les jeunes enfants pensent-ils assez rigoureusement pour jouir pleinement de la philosophie comme phénoménologie herméneutique spiritualiste à la recherche d'une vision du monde adapté aux défis non de la vie socio-économique actuelle mais des 50 prochaines années ? La spiritualité des enfants peut être soutenue par la poésie ou par des récits mais ils ne peuvent pas vraiment s'appuyer sur des concepts rigoureux. D'ailleurs en ces domaines mêmes nous adultes manipulons des signifiants sans voir toujours le signifié. Mais quoi qu'il en soit, de nombreux adolescents aujourd'hui sont capables comme je le constate de percevoir au moins en partie ce que ces concepts pointent alors que des adultes s'y refusent : ils seront prêts à une évolution de la conscience quand le moment l'exigera et d'autres sans aucun doute y contribueront fortement. Car les adolescents d'aujourd'hui comme ceux d'hier peuvent devenir des êtres engagés et authentiques à condition qu'on leur donne les moyens de penser.

    4 - Plus le temps passe plus je pense que la qualité d'être du professeur est déterminante pour rendre capable un élève de ce dont il ne croyait pas l'être. Le baccalauréat garde un sens initiatique, peut-être faudrait-il un autre type d'épreuve ou bien l'envisager seulement quand on est prêt. Imaginons un tournant spiritualiste de la philosophie, alors l'initiation du bac aurait tout son sens.

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    hàm nhất phẩm, như thế nào có thể nói hạ chức là hạ chức. Bệ hạ chẳng lẽ không có đầu óc sao?"

    " Nói càn." Ân Nguyên Đạo kinh hãi thất sắc, con rể này thật sự là lớn mật, tự nhiên dám đánh giá Hoa Hạ đại đế như thế, lời này nếu là truyền ra ngoài, chính là muốn chặt đầu a.
    Lưu Phong cũng là không cho là đúng, hoàng đế, cũng không phải Cuộc cách mạng văn hóa lớn, cần gì khẩn trương vậy.

    Ngừng một chút, sắc mặt Ân Nguyên Đạo thoải mái một chút, nói:" Phong nhi, chuyện triều đình tương đối phức tạp, ta nhất thời cũng không nói rõ cho ngươi. Tóm lại, Vương Đức Vọng lần này xem như hoàn toàn đắc tội với Yến Vương, bây giờ có thể bảo trụ một cái mệnh xem như tốt lắm rồi."

    " Triều đình không người nào can đảm nói đỡ cho Vương đại nhân sao?" Lưu Phong thở dài một tiếng.

    " Vương Đức Vọng vốn trước nay luôn thuộc những người ủng hộ Yến vương, bây giờ Yến Vương đè nén hắn, người khác sao dám vì hắn xuất đầu." Ân Nguyên Đạo thở dài một tiếng nói:" Kỳ thật nói đến Vương đại nhân cũng là mệnh khổ, một đời tài trí, hết lần này đến lần khác chọn sai chủ để thờ, bây giờ số phận lại có kết cục như vậy."

    Lão hoàng đế lão này cũng thật sự ngu ngốc. Lần trước tiễu phỉ Sơn Mộc trấn, Lưu Phong có thể thực hiện kế hoạch là nhờ bản lãnh của Vương Đức Vọng, Đại tướng như vậy không làm trọng dụng, lại điều nơi biên thành xa xôi, đây là đạo lý gì.

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